La phase aller du championnat national de première division togolaise, a pris fin le 1er février dernier. Après treize journées disputées, ce premier acte de la saison a permis de dégager une hiérarchie claire, tout en mettant en lumière certaines tendances fortes du jeu. Retour sur une première partie de championnat globalement disputée et riche en enseignements.
ASCK, solide à la phase aller
À mi-parcours, l’ASCK de Kara s’impose comme le leader incontesté du championnat. Les Chauffeurs de la Kozah ont affiché une remarquable régularité, avec 9 victoires, 3 matchs nuls et une seule défaite en treize rencontres. Cette constance s’appuie sur un équilibre rare entre solidité défensive et efficacité offensive.
Avec 20 buts inscrits et seulement 6 encaissés, l’ASCK termine la phase aller avec la meilleure attaque et la meilleure défense, totalisant 30 points. Plus que les chiffres, c’est la maîtrise collective et la capacité à gérer les temps faibles qui ont permis au club de Kara de se détacher progressivement de ses poursuivants.
Des poursuivants irréguliers
Derrière le leader, plusieurs équipes tentent de rester dans le sillage, à l’image de l’ASKO, deuxième meilleure attaque et défense du championnat avec 14 buts marqués et 6 concédés. Toutefois, le manque de régularité sur certaines séquences a empêché les Jaune et Noir de réellement inquiéter l’ASCK à l’aller.
À l’inverse, certaines formations ont connu une première partie de saison plus compliquée. Tambo FC a notamment souffert d’un manque criant d’efficacité offensive, avec seulement 7 buts inscrits, soit la pire attaque de la phase aller. AS Binah, de son côté, a affiché de grandes fragilités défensives, encaissant 16 buts, un total qui en fait la défense la plus perméable à mi-saison.
Un championnat peu prolifique mais très disputé
Sur le plan statistique, la phase aller confirme une tendance déjà observée lors des précédentes saisons : la D1 reste un championnat fermé. En 91 matchs disputés, seulement 146 buts ont été inscrits, soit une moyenne de 1,6 but par rencontre.
Cette faible production offensive traduit l’importance accordée à l’organisation défensive et à la gestion du risque. Les rencontres sont souvent serrées, avec peu d’écarts au score, rendant chaque point précieux et maintenant le suspense aussi bien en haut qu’en bas du classement.
Tout reste ouvert
Si l’ASCK part avec un léger avantage psychologique, la phase retour s’annonce déterminante. Le leader devra maintenir son niveau d’exigence pour résister au retour de ses poursuivants, tandis que plusieurs équipes seront appelées à corriger leurs lacunes, notamment sur le plan offensif.
La lutte pour le haut du tableau, tout comme celle pour le maintien, promet une seconde moitié de saison intense, où la constance et la capacité d’adaptation feront la différence.

