Pour ses débuts sous la direction de Patrice Neveu, l’équipe nationale du Togo a disputé deux rencontres qui, bien que peu convaincantes, laissent entrevoir des perspectives encourageantes. Après un match nul face à la Guinée et une victoire contre le Niger, les Éperviers ont démontré leur volonté de progresser, tout en révélant le chemin qu’il reste à parcourir pour reconstruire la sélection nationale.
Maintenant que la trêve internationale de mars est terminée, analysons les premiers pas de Patrice Neveu à la tête de l’équipe togolaise.
#1 Une dynamique prometteuse
La sélection togolaise clôt cette fenêtre FIFA de mars sur une note positive. Avec une victoire contre le Niger (1-0) et un match nul (2-2) face à la Guinée, les Éperviers sont parvenus à rester invaincus, instaurant ainsi une sérénité bienvenue au sein du groupe avant les prochaines échéances.
Pour un premier rassemblement sous l’égide de Patrice Neveu, marqué par l’intégration de plusieurs nouveaux joueurs dans l’effectif, il est encourageant de constater que les Éperviers ont enchaîné deux prestations solides face à des adversaires aux profils variés. Si cette dynamique collective est préservée, les perspectives pour les prochains rendez-vous s’annoncent prometteuses.
#2 L’apport immédiat des nouvelles recrues
Alors que les joueurs tels que Kévin Denkey, Karim Dermane ou Steven Nador ont été les rares cadres à offrir des prestations solides, les nouveaux venus ont su se montrer à la hauteur de l’événement. Leur première apparition a insufflé un vent de fraîcheur à l’équipe, apportant audace technique et envie de bouleverser les habitudes établies.
Charles Abi et Faad Sana ont particulièrement brillé face à la Guinée, démontrant qu’ils peuvent représenter des options sérieuses en attaque. Idjessi Metsoko, auteur du second but contre le Syli, s’est affirmé comme un atout précieux pour les campagnes à venir. Quant à Pierre Nadjombe, sa capacité à percuter et à apporter de la profondeur au jeu des Éperviers a été remarquée.
#3 Les points à améliorer
Malgré ce bilan encourageant, deux failles majeures viennent ternir l’évaluation globale : la gestion du score et l’efficacité offensive. Le match nul face à la Guinée, alors que le Togo menait 2-0, illustre un manque de concentration en fin de rencontre, aggravé par une défense encore fragile et inconstante.
Si la défense a tenu bon face au Niger, l’attaque a cette fois manqué de cohésion et de réalisme dans les derniers gestes. Le score étriqué de 1-0 aurait pu être bien plus large au regard des opportunités créées, laissant planer jusqu’au coup de sifflet final le risque d’un retour adverse.
En conclusion, Patrice Neveu dispose désormais de bases solides pour son projet de reconstruction de l’équipe nationale togolaise. Fort des enseignements tirés de ces deux rencontres, tant sur le plan tactique que sur celui des individualités, le sélectionneur pourra concentrer le prochain stage des Éperviers sur l’amélioration des points faibles identifiés, afin d’être prêt au minimum pour les qualifications à la CAN 2027.

