La Coupe du monde de la FIFA 2026 met en lumière la montée en puissance du football africain sur la scène internationale. Au terme d’une phase de groupes riche en émotions et en rebondissements, neuf des dix sélections africaines engagées ont déjoué les pronostics en décrochant leur qualification pour les seizièmes de finale, une performance historique qui confirme les progrès réalisés par le continent.
Dans un entretien accordé à Africafoot, l’ancien international togolais Serge Akakpo a salué cet exploit collectif, qu’il attribue notamment à la force mentale affichée par les différentes sélections africaines tout au long de ce premier tour.
Neuf sélections sur dix qualifiées pour les 16es de finale ! Tout d’abord, bravo aux sélections africaines pour cette phase de groupes qui fait honneur au continent. Chaque équipe a suivi son propre parcours, mais je pense que la force mentale a fait la différence.
L’ancien défenseur a également rappelé que le football ne laisse aucune place aux certitudes, prenant l’exemple de la Tunisie, pourtant considérée comme l’une des sélections africaines les plus attendues après une campagne qualificative remarquable.
Paradoxalement, c’est la Tunisie, qui avait réalisé la meilleure campagne de qualification, qui rentre la première à la maison.
Pour Serge Akakpo, cette réussite du football africain est le fruit d’une meilleure organisation des sélections, d’une progression constante de la qualité des effectifs et de l’apport de nombreux joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens.
Je ne suis pas surpris par les performances des nations africaines. Les équipes sont mieux structurées, mieux organisées et la qualité globale des joueurs s’est nettement améliorée. À l’exception de l’Égypte, qui reste fidèle à son modèle avec une forte base locale, les autres sélections ont su capitaliser sur leurs joueurs évoluant au plus haut niveau en Europe.
Selon le consultant de Canal+, cette qualification massive des représentants africains est une conséquence logique de leur progression au fil des années.
Dans un tournoi à 48 équipes, le minimum était de passer ce premier tour. Quand on regarde les équipes éliminées, les sélections africaines leur étaient supérieures. Maintenant, lors des matchs à élimination directe, tout reste possible.
Parmi les équipes qui l’ont le plus impressionné, Serge Akakpo cite le Maroc et l’Égypte. Les deux sélections ont terminé deuxièmes de leur groupe sans concéder la moindre défaite, confirmant leur solidité tout au long du premier tour.
Le Maroc et l’Égypte sont vraiment impressionnants. Je ne m’y attendais pas forcément. J’attendais davantage le Sénégal, qui s’est finalement bien repris lors de son troisième match.
Autre satisfaction pour l’ancien international togolais : la Côte d’Ivoire. Qualifiés pour la première fois de leur histoire pour les seizièmes de finale après avoir terminé deuxièmes d’un groupe relevé composé notamment de l’Allemagne et de l’Équateur, les Éléphants sont, selon lui, l’une des grandes révélations du tournoi, tant par la qualité de leur jeu que par la gestion du groupe.
L’équipe qui me surprend agréablement, c’est la Côte d’Ivoire. Que ce soit dans le jeu, les performances ou encore la gestion du groupe par le staff technique, les Ivoiriens réalisent un très bon tournoi.
